O2 en français

Voilà ce qui se passe en Italie 13-19 juin 2014

Le vingtième des 48 rapports hebdomadaires créé avec le soutien de l’Union européenne et réparti dans onze pays pour promouvoir une compréhension commune

Safety Net Ossigeno – Rapport hebdomadaire du 13 juin au 19 juin 2014

Voici ce qui s’est passé en Italie: encore journalistes menacés et information censuré

Un livre a été retiré du commerce afin d’éviter une citation de dommages. Le livre en question raconte l’histoire financièrede la principale compagnie de téléphone italienne. L’éditeur a du retiré le livre pour être sûr de ne pas recevoir aucune demande de dommage. La société n’aurait pas pu soutenir un passif aussi important. L’histoire a été rapportée par les médias comme une affaire négligeable et sans intérêt. Ossigeno a signalé – encore une fois –que la loi sur la diffamation en vigueur en Italie est maintenantobsolète. L’essai Good Bye Telecom écrit par Maurizio Matteo Dècina a été publié par l’éditeur Castelvecchi-Lit en Novembre 2013 et a été retiré des magasins le 20 mai dernier.Le retraita été annoncéavec un simple communiqué de presse. En Janvier, le financier Marco TronchettiProvera, considérant la reconstruction de son rôle dans l’affaire Telecom diffamatoire, avait demandé le retrait du livre du marché menaçant de déposer une poursuite en dommages-intérêts du montant de 10 millions d’euros.

VIE PRIVÉE ET FAITS DIVERS– Le 10 Juin, en Ligurie quatre photographesentrain de prendredes photographies de la fête d’anniversaire du fils dePier Silvio Berlusconi, fils de Silvio Berlusconi, ont été arrêtés convoqués au poste de police.

Lafête se déroulait dans un lieu public, sur la plage de Paraggi, prèsde Portofino (Gênes) et les photographes étaient installés sur une route voisine. Arrivés à la caserneles photographes ont été formellement identifiés et ont appris que Pier Silvio Berlusconi avait déposé une plainte de harcèlement contre eux. Surpris, les photojournalistes ont invoqué le droit à l’image et à l’information, car les Berlusconi sont des personnages publics. Les syndicats des journalistes ont protesté contre cette détention en dénonçant une atteinte à la liberté de la presse.

PLAINTES – L’entrepreneur et écologiste David Melfa, qui dénonce depuis longtemps la pollution causée par la raffinerie de Gela (Caltanissetta), a été poursuivi par les administrateurs de Enisrl, qui ont demandé un million d’euros de compensation pour diffamation.Melfa aurait utilisé des expressions menaçantes et insultantes. Auparavant l’entrepreneur avait demandé cinq millions d’euros de dommages à la raffinerie.

Le maire de Vérone, Flavio Tosi, a dénoncé pour calomnie l’ancien trésorier de la Ligue du Nord Francesco Belsito, le groupe d’édition L’Espresso et tous ceux qui ont permis la diffusion de nouvelles diffamatoires sans preuves.

Le 13 Juin, le magazine L’Espresso avait rapporté que les procureurs de Milan enquêtaient depuis un an sur une présumée tournée de pots de vin, pour un total de dix millions d’euros.L’enquête comprenait certaines grandes entreprises et la Ligue du Nord, tout en supposant la participation du maire. Les nouvelles avaient été reprises par de nombreux journaux.

Plaintes –L’administrateur délégués de Anas, société qui gère le réseau autoroutier italien, le 16 Juin a réagi aux déclarations de l’entrepreneur PiergiorgioBaita (ex président de l’entreprise Mantovani), qui a annoncé de lui porter plainte. Baita a été arrêté dans le cadre de l’enquête judiciaire sur des pots de vin versés pour le système de barrièresmobiles à Venise appelé Moïse. Le 12 Juin, Baita a donné une interview à L’Espresso. L’Anas a poursuivi Baita, L’Espresso et cinq autres journaux qui ont pris le contenu de l’interview.

Même l’ancien Président du Conseil des Ministres Enrico Letta, comme d’autres politicienset antérieurement (NiccolòGhedini, Renato Brunetta et Gianni Letta), a poursuivi les journaux qui ont approché son nom à l’enquête Moïse.

Le journaliste Marco Milioni a écrit une lettre ouverte àOssigeno pour signaler encore une fois les difficultés que les journalistes rencontrent lorsqu’ils racontent ce qui se passe sur le territoire italien.

Milioni, avec le directeur responsable de VicenzaPiù GiovanniCoviello, a été condamné à payer une amende de 800 euros par la Cour de Trento pour le crime de plainte en diffamation par le juge de Vicenza PaoloPecori. Le juge avait dénoncé le contenu diffamatoire d’un article publié 28 janvier 2011 dans lequel Milioni avait reporté ce qui avait déjà été publié quatre jours auparavant sur le quotidien online ilfattoquotidiano.it.

ANNULLATION – La Cour d’Agrigento a cassé une plainte pour diffamation déposée par l’ancien maire d’Agrigento, le sénateur CalogeroSodano contre le journaliste LelioCastaldo, directeur de Sicilia24h.it.

COMMENTAIRE –En Italie les avertissements et les demandes faites par les institutions et les organisations internationales tombent habituellement dans le néant.

Néanmoins, c’est incroyable que, dans notre pays, les problèmes d’information et de restrictions à la liberté de la presse ne soient pas perçus comme des questions urgentes à traiter par le gouvernement. Ossigeno per l’informazione a encore une fois exprimé sa préoccupation pour le manque de réponse aux sévères remarques effectuées par les représentants de l’ONU, l’OSCE et le Conseil de l’Europe.Ces institutions ont demandé aux autorités italiennes d’adapter les règles concernantla diffamation aux normes juridiques européennes. Cela permettrait une plus large diffusion des nouvelles.

Le livre interdit : 10 millions pour ne pas l’enlever du marché
Good Bye Telecom,le livre qui a critiqué la gestion de Marco TronchettiProvera, a été retiré du marché, cela pour éviter une compensation exorbitante
Il est instructif de reconstituer une brève histoire du livre Good Bye Telecom : écrit par Maurizio Matteo Dècina, publié par l’éditeur Castelvecchi-Lit et maintenant prêté à des amis par les heureux propriétaires des exemplaires déjà vendus. En savoir plus

Le livre interdit. Quel était le sujet du litige
L’argument avancé dans le volume retiré du marché après une injonction. Qui est l’auteur. Qui est Marco TronchettiProvera. Que disent-ils les petits actionnaires de Telecom. Quand il a publié son livre Good Bye Telecom, retiré du marché après cinq mois, Maurizio Matteo Dècina était le vice-président de Asati, l’association des petits actionnaires de Telecom. En savoir plus

Le livre interdit. Au cas où on n’a pas le choix. Commentaire
L’histoire qui a pris fin avec le retrait du marché du livre Good Bye Telecom soulève des préoccupations et des questions
L’auteur Maurizio MatteoDècinaet l’éditeur Castelvecchiauraient pu s’opposer à la demande de suspension de la vente du livre Good Bye Telecom sans être obligés àretirer le livre avant qu’un juge ne prenne en examen le litige ? En savoir plus

Ligurie. Convoqués au poste de police pour des photosd’une fête prise sur la plage
Les quatre photojournalistes ont photographiéde loin la fête du neveu de Silvio Berlusconi. Protestation de Unciet de l’Association des journalistes de la Ligurie
Le groupe des reporters de la Ligurie “Alfredo Provenzali” et l’Association des journalistes de la Ligurie en signe de protestation ont écrit un communiqué de presse. Quelques jours auparavant les carabiniers avaient arrêté et convoqué en caserne, pour les identifier, les quatre photojournalistes qui reprenaient de loin la fête pour l’anniversaire du neveu de Silvio Berlusconi (fils de PIersilvio Berlusconi e Silvia Toffanin) qui se déroulait sur une plage de Portofino (Gênes) En savoir plus

Un des photographes arrêtés pour harcèlement. Cela signifie instituer un précédent
« Ils nous ont demandé les photos. D’abord j’ai refusé mais en suite j’ai accepté ». Est-il possible d’envisager des plaintes préventives ? Désormais faudra-t-il demander la permission ?
« Notre liberté d’expression a été limitée. Cette situation peut constituer un terrible précédent. Désormais les personnalités publiques pourront déposer une plainte préventivecontre les photographes. Nous devrons demander la permission pour faire notre travail? “Dit à OssigenoFabio Piumetti. En savoir plus

Gela. Bataille de plaintes concernant la pollution de l’environnement d’une raffinerie
Une association écologiste a demandé cinq millions de dommages à ENIsrl, qui à son tour a demandé un million de dommages àl’entrepreneur écologiste de l’association
Après avoir dénoncé, il ya quelques mois, avec un post sur Facebook, la pollution causée par la raffinerie de Gela (province de Caltanissetta), l’entrepreneur et écologiste David Melfa a été poursuivi en justice par les administrateurs de Eni, qui lui ont demandé un million d’euros à titre de réparation pour diffamation et atteinte à son image. En savoir plus

Pots de vin. Le maire Tosiporte plainte pour calomniecontre L’Espresso
Le magazineL’Espresso a raconté que les procureurs de Milan enquêtentsur des financementà la Ligue du Nord et que l’ancien trésorier du parti accuse le maire de Vérone, Flavio Tosi
Tosia annoncé d’avoir demandéà ses avocats de «dénoncer pour calomnie Francesco Belsito, ancien trésorier de la Ligue du Nord, le groupe d’édition l’Espresso et tous ceux qui ont permis la diffusion de nouvelles diffamatoires, sans la moindre preuve contre moi ». En savoir plus

Pots de vinMoÏse. ANAS porte plainte à Baita et à six journaux
L’administrateur délégué de ANAS se retient diffamé par une interview de l’ancien président de la Mantovani publié par le magazine L’Espresso
Pietro Ciucci, administrateur délégué de ANAS, société qui gère le réseau autoroutier italien, le 16 juin a annoncé de porter plainte à PiergiorgioBaita, ancien directeur de Mantovani(l’entreprise impliquée dans l’enquête sur les pots de vin versés au système judiciaire de barrières mobiles Moïse à Venise), pour son interview à L’Expresso. En savoir plus

Enquête MoÏse. Enrico Lettadécide de porter plainte
Même Enrico Letta, comme NiccolòGhedini, Renato Brunetta et Gianni Letta, a poursuivi les journaux qui ont approché son nom à l’enquête pour les pots de vin versés pour les contrats systèmeMoÏseà Venise. En savoir plus

Plaintes. Marco Milioni : « plus de risques pour les journalistes locaux »
Le journaliste Marco Milioni dans une lettre ouverte rappelle ses problèmes juridiques et attire l’attention sur le manque de protection des journalistes qui s’occupe de faits qui ont lieu loin des villes
Le chroniqueur Marco Milionia écrit une lettre ouverte à Ossigeno pour signaler encore une fois les difficultés que les journalistes rencontrent à raconter ce qui se passe sur le territoire. En savoir plus

Diffamation. Plainte cassée pour Sicilia24h.it
Le juge de la Cour d’Agrigentoa cassé la plainte contre le journaliste LelioCastaldo, directeur de Sicilia24h.it, suite à la plainte de l’ancien sénateur et maire d’AgrigentoCalogeroSodano. En savoir plus

Diffamation. L’Europe, l’ONU et le silence en Italie. Commentaire
Pourquoi la politique ne répond pas aux appels internationaux de ces derniers jours? Pourquoi les médias n’en parlent pas et pourquoi on ne discute pas sur cesgraves questions?
L’Italie semble avoir fait la sourde oreille face aux deux appels graves faits, entre le 8 et le 10 juin, par les représentants de l’ONU, l’OSCE et le Conseil de l’Europe, aux autorités italiennes. La question : adapter la règle sur la diffamation aux normes juridiques européennes pour permettre une plus large circulation des nouvelles. En savoir plus

Licenza Creative Commons I contenuti di questo sito, tranne ove espressamente indicato, sono distribuiti con Licenza Creative Commons Attribuzione 3.0

Questa pubblicazione è stata prodotta con il contributo dell'Unione Europea. La responsabilità sui contenuti di questa pubblicazione è di Ossigeno per l'informazione e non riflette in alcun modo l'opinione dell'Unione Europea. Vai alla pagina del progetto Safety Net

Lascia un commento

Il tuo indirizzo email non sarà pubblicato. I campi obbligatori sono contrassegnati *