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Comme nous étions, il y a 2100 intimidations. Quelques réflexion à l’occasion du congrès du syndact

Les 27èmes Assises ont eu lieu le mardi 27 janvier à Chianciano Terme dans une situation difficile surtout en raison du nombre élevé de menaces et poursuites fallacieuses

J’ai l’impression qu’un siècle s’est écoulé depuis que nous avons parlé des intimidations contre les journalistes italiens comme un événement sporadique. Quand certains d’entre nous – en novembre 2007 à Castellaneta Marina – demandèrent à surveiller ces épisodes, nous n’avons pas cru que les intimidations étaient si fréquentes et répandues comme nous le savons aujourd’hui.

À l’époque personne ne croyait qu’à travers l’abus de plaintes et de poursuites pour diffamation on pouvait imposer une censure impropre. De plus il y avait la fausse croyance que les menaces en Italie frappaient seulement les journalistes les plus courageux qui osaient affrontés la mafia. Seulement en 2010, lorsque « Ossigeno per l’Informazione » a publié ses premières données, il a été clair que les choses étaient différentes.

L’observatoire a été promu par le syndicat (FNSI) et l’Ordre des journalistes en 2009. Il a commencé immédiatement à recueillir des informations de manière systématique et à les publier.

Les données mises à jour d’année en année ont démystifié les clichés. Elles ont démontré qu’en Italie les intimidations ont un rythme quotidien et que ce ne sont pas seulement les journalistes qui s’occupent de la mafia à être affectés par ce phénomène. Les intimidations se produisent dans toutes les régions et le 40 % des reporters sont atteint de plaintes fausses et non fondées. Souvent ce sont les journalistes les plus prudents à risquer plus que d’autres. En 2010, à Bergame, au cours du Congrès de la FNSI, cette perception du phénomène n’avait pas encore été perçue et à présent la situation n’a pas changée.

La modification de croyances ancrées est complexe. Aujourd’hui, il faut admettre que les intimidations contre les journalistes font devenir l’information plus faible et, par conséquent, les faits d’intérêt public sont plus facilement obscurcis.

Nous devrions savoir maintenant que cette arme impropre est utilisée par les intimidateurs pour arrêter les nouvelles défavorables. Nous devons savoir aussi que c’est difficile pour les journalistes de se défendre parce qu’ils ont à se battre avec un bras attaché derrière le dos, en raison des lois (notamment celle sur la diffamation), des codes et des procédures judiciaires, ce qui fait de leur profession une mission impossible.

Les tyrans qui veulent bâillonner les journalistes ne sont pas seulement les mafieux. Ce sont surtout les cols blancs, les politiciens, les entrepreneurs et tous ceux qui ne tolèrent pas la critique et les nouvelles défavorables. Ces personnes sont capables de faire un abus de pouvoir par la force ou à travers des poursuites fallacieuses. C’est ainsi que les choses vont en Italie. Cela est établi. Les organisations internationales sont bien conscientes. La position négative et persistante de l’Italie dans le classement sur la liberté de la presse en est la preuve.

Qui veut plus de détails peut glisser en ligne sur www.ossigenoinformazione.it les noms des victimes de ces huit dernières années compilées par Ossigeno : en début 2015, la liste contient plus de deux mille cent noms. Cette liste est connue par la Commission anti-mafia parlementaire italienne, par l’OSCE, par les institutions européennes, par Reporters sans frontières, par Freedom House et par le Comité de protection des journalistes à New York. Enfin nous avons commencé à parler de ces choses dans le monde. Le Conseil d’Europe est en train de construire une plate-forme pour le signalement des menaces aux journalistes. Dans ce projet Ossigeno, la Fédération internationale des journalistes et la Fédération européenne des journalistes sont impliqués.

L’alarme est élevée. Les menaces contre les journalistes et les plaintes pour les intimider sont essentiellement la nouvelle grave maladie qui affecte la liberté d’information dans les pays démocratiques. Il faut ouvrir les yeux et se soigner. Cette bataille doit être le principal objectif du syndicat, autrement il sera de plus en plus difficile de défendre autant l’information de qualité professionnelle, que l’emploi journalistique.

Alberto Spampinato est directeur de Ossigeno per l’Information et conseiller national FNSI depuis 2007

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