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Menacée plusier fois, Federica Angeli vit sous escorte à Rome

Ses enfants ont été attaqués. La journaliste enquêtait sur le racket dans Ostie. Elle a été témoin oculaire à une fusillade. Fin 2014 elle a tout raconté à la télé

Ciblée plusieurs fois, la journaliste italienne Federica Angeli vit sous escorte policière à Rome, où elle s’occupe de criminalité organisée pour le quotidien La Repubblica. En novembre 2014 ses enfants ont été menacés de mort après une interview à l’émission Le Iene, mais tout a commencé le 23 mai 2013 à Ostie, un petit village près de Rome. Ce jour-là la journaliste reçoit sa première menace. Deux moi plus tard elle a été témoin d’une fusillade. Depuis sa vie a changée.

Federica Angeli était en train d’enquêter avec d’autres collègues sur le racket du littoral romain. La journaliste avait interrogé des personnages impliqués dans la division de la côte d’Ostie faite par la mafia locale avec la complicité de politiciens locaux. Elle était en train de recueillir des informations dans un établissement de bain à Ostie. C’est ce jour-là qu’elle reçoit sa première menace de mort : il s’agissait d’un avertissement qui a été enregistré et remis à la police au moment de la plainte, le 30 mai 2013.

« Je me suis qualifié en tant que journaliste, mes opérateurs avaient la caméra pointée vers le bas, pour éviter de donner l’impression que nous enregistrions, mais ils ont réalisé que la caméra était allumée. On m’a ordonné de remettre la cassette enregistrée. Autrement j’aurait reçu une balle dans la tête ».  Federica a été séquestrée pendant deux heures par ces personnages, elle a été interrogée et obligée à leur rendre le tournage. Heureusement ses opérateurs avaient sauvegardé une autre copie du filmage.

Trois heures plus tard, elle reçoit l’appel d’un condamné. Il savait déjà qu’elle était allée à la caserne. L’enquête a ensuite été publiée sur repubblica.it le 28 juin 2013.

En juillet 2013, Federica Angeli a témoigné au poste de Police au sujet d’une fusillade, car dans la nuit du 15 juillet elle a été par hasard témoin oculaire de cet échange de coups de feu. Les clans qui avaient menacé Federica Angeli étaient à couteaux tirés et avaient décidé de régler leurs comptes près du domicile de la journaliste. Cette nuit-là Federica Angeli a écrit pour son journal la chronique détaillée de la fusillade. De plus interrogée par la police elle a raconté ce qu’elle avait vu. Après 24 heures elle avait une escorte. « Depuis ce jour, ma vie a changé », rappelle la journaliste.

Le 15 juillet est une date cruciale de cette histoire, car le journal en ligne repubblica.it avait publié le tournage que Federica Angeli avait pris le jour de sa première menace. Quatre jours plus tard 51 personnes ont été arrêtées.

En novembre 2014 elle a donc reçue des menaces impliquant ses enfants. « Comment puis-je ne pas avoir peur de ce qu’ils écrivent? Cette fois, il n’ont pas eu de scrupules », a dit à Ossigeno Federica Angeli. « J’ai été interrogée par Luigi Pelazza qui avait préparé un sujet sur la mafia, c’était la première fois que je racontais mon expérience à la télévision ». Lors de l’interview à l’émission Le Iene, Federica Angeli a mentionné les noms des personnes impliqués dans la fusillade d’Ostie. Plus précisément, la journaliste avait identifié deux membres du clan appelé Spada : Carmine, dit « Romoletto », actuellement en prison pour extorsion de fonds, et son neveu Ottavio. Le lendemain sur sa page Facebook, elle a reçu des insultes publiées sous forme de commentaire. En particulier dans le dernier message les prénoms de ses enfants étaient mentionnés. «  Ce n’est pas la première fois que mes enfants sont ciblés », explique t-elle. «  Un jour, Carmine Spada a fait le signe de la croix à mon fils ».

De plus, Federica Angeli a raconté à Ossigeno qu’en Août 2014, elle a subi d’autres menaces et qu’elle se sent en danger. Elle a donc déposé une plainte.

Dans le cadre d’une enquête appelé le « racket des plages », le 4 novembre 2014 dix personnes ont été arrêtées, et parmi elles, Armando Spada, auteur de la première menace de mort contre Federica Angeli et Aldo Papalini, ancien directeur du bureau technique d’Ostie, cité dans l’enquête de la journaliste publié en juillet 2013 comme l’un des représentants du clan Spada qui obtenait des contrats en les enlevant à d’autres sociétés.

COT

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