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Caserta :Trop de menaces pour Tina Palomba, journaliste à domicile

Forcée à travailler à la maison et à ne plus faire des chroniques judiciaires depuis qu’en 2013, à l’extérieur du Tribunal, un homme l’a sommée de ne plus se montrer. La liste des intimidations subies depuis 2006 jusqu’à aujourd’hui.

Pour la journaliste Tina Palomba, rédactrice du Quotidien « Cronache di Caserta », travailler dans la rédaction de son journal à Caserta c’est devenu très dangereux. Les actes d’intimidations qu’elle a subit lors de ses dernières années sont nombreux, décidément trop nombreux d’après ses mêmes collègues. Ainsi la direction de son journal, pour sa sécurité personnelle, l’a persuadée à travailler depuis son domicile et à ne plus s’occuper de la chronique judiciaire. Ainsi, Tina est une journaliste qui fait son travail à domicile.

LES ÉPISODES – Tina Palomba commença à suivre la chronique judiciaire, il y a treize ans, quand le journal se nommait encore «Corriere di Caserta». Depuis ce moment là, année après année, elle a reçu des menaces et des intimidations, qu’elle a régulièrement dénoncé aux forces de l’ordre qui n’ont pas encore pu punir les responsables.

La première menace est survenue en 2006. « Un homme armé d’un revolver – raconte la journaliste à Ossigeno – entra au siège du journal et l’a demandée. C’était un dimanche et fort heureusement pour moi, je n’y étais pas. L’homme fut bloqué par un de mes collègues ». Trois ans après une femme avec des antécédents pénale a essayé d’escalader la fenêtre de la rédaction pour l’agresser. « Mes collègues l’ont arrêtée – poursuit Tina – et ils ont appelés la police ».

Les intimidations ont poursuivi Tina même en dehors de la rédaction: en 2011 son auto fut incendiée et de nombreuses fois la journaliste a subit des tentatives de vols à son domicile et divers dommages. « Même pour l’incendie de l’auto on n’a pas pu punir les responsables. Une caméra de surveillance d’une petite rue latérale montre deux personnes qui sont en train  de préparer des bouteilles incendiaires. Il n’a pas été possible de lire le numéro de la plaque, parce que les enregistrements ont été faits de trop loin. Le film se poursuit en montrant deux hommes qui donnent les bouteilles incendiaires à deux autres hommes qui, à bord d’une autre voiture, rejoignent l’auto de la journaliste, les placent en dessous des cartons, versent un liquide inflammable et allument le feu. « Il était neuf heures du soir. Quelques témoins oculaires – dit Tina – virent les flammes et l’auto qui fuyait à toute vitesse. Ils réussirent à lire la plaque et ils l’ont communiqué aux forces de l’ordre, qui ont pu identifier le propriétaire et les responsables présumés. Mais ce ne fut pas possible les condamnés. On n’a pas pu établir avec certitude que c’était vraiment eux les incendiaires. Il fut établit que le numéro de plaque qui a été relevé pouvait être faux ».

Une autre fois, dans la même période, à trois heure de la nuit, Tina a reçu un coup de fil menaçant. « Une voix m’a dit que si je n’arrêtais pas tout de suite d’écrire mes articles elle m’aurait fait explosé. Cet épisode m’a beaucoup secoué ». Même dans ce cas il ne fut pas possible de punir le responsable. Les carabiniers ont pu retrouver le téléphone avec lequel ils avaient fait l’appel téléphonique. C’était le téléphone de la femme d’un préjugé, qui a déclaré que c’était son fils, qui était mineur, qui a téléphoné, pour faire une blague.

Il y a environ deux ans et demi – elle raconte – un soir, pendant que j’étais dans la rue avec des amis, deux jeunes passants me reconnurent. J’avais écrits un article de chronique sur un d’entre eux, qu’il n’avait pas aimé. Pendant qu’ils s’éloignaient, un des deux dit à l’autre, qu’il voulait me taper dessus, qu’il aurait voulut le faire tout de suite ». Une amie de Tina a écouté la conversation et a donné l’alarme. Et on en vient à la dernière menace. Qui remonte à octobre 2013. « Je me trouvais à l’extérieure du Tribunal de Santa Maria Capua Vetere. J’étais à peine sorti du bâtiment – raconte Tina – et quand je me suis aperçu qu’un homme  me suivait c’était trop tard pour revenir en arrière. Cet homme m’a obligé à m’arrêter et m’a sommé de ne plus jamais retourner à cet endroit. « Toi, ici tu ne dois plus jamais revenir ». L’homme fut identifié et pour cet épisode, un procès est en cours, et en ce moment en phase de discussion.

Cet épisode déchaîna le fait de la faire travailler à la maison. Depuis ce moment là Tina Palombi a arrêté de suivre la chronique judiciaire et de se rendre aux locaux de la rédaction. Les menaces physiques sont quelques choses de sérieux, mais elle dit qu’il y a d’autres formes de conditionnement pas moins lourd mais tout aussi inhibiteur. « À nos rédactions des querelles pour diffamations parviennent continuellement et des procès pour réparations des préjudices qui font obstacles sérieusement à notre travail. J’ai été toujours écoutée dans les querelles. J’ai reçu souvent des querelles des préjugés qui m’ont adressé des accusations infondées pour m’intimider et m’empêcher d’écrire d’autres articles sur eux. Malheureusement dans le territoire où je vis la loi du silence est un fait sérieux et à cause des menaces et des intimidations la liberté de la presse n’est plus respectée. Je le dis avec amertume.

FD

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