O2 en français

Mafia. M.P. demande renvoi en jugement éditeur Ciancio pour concours externe

Selon l’acte d’accusation, il aurait favori Cosa Nostra, nom de la mafia sicilienne, NDLR) à travers des initiatives éditoriales et commerciales. Un trésor de 52 millions en Suisse. « Je suis innocent, je vais le prouver » sa réplique

Le 1er Avril 2015, le parquet de Catane a déposé la demande de mise en accusation de Mario Ciancio Sanfilippo supposant à sa charge un délit de concours externe en association mafieuse. C’est le juge de l’audience préliminaire (encore à désigné) qui doit prendre une décision sur la demande du renvoi en jugement.

Mario Ciancio Sanfilippo, 83 ans, est à la tête du groupe d’éditions le plus important dans le sud de l’Italie. Depuis 1976, il est éditeur et directeur du journal La Sicilia. Depuis 1983, il est propriétaire de télévisions, de radios locales et de journaux. De 1996 à 2001, il était président de la FIEG (Fédération italienne éditions journaux, NDLR) et pendant une courte période vice-président de l’agence de presse ANSA. Pour ces raisons, l’enquête en question contre un homme d’affaires si bien connu et influant met une pression sur les tribunaux de Catane, la ville où son journal est imprimé.

Déjà par le passé, la Direction du district Anti-Mafia de Catane avait demandé le classement du dossier. Mais ensuite, lors de la chambre d’audience, le juge des enquêtes préliminaires a rejeté la demande et a ordonné une nouvelle enquête. Après la conclusion des enquêtes d’expertises, l’affaire a été confiée au Gup (juge de l’audience préliminaire, NDLR) Marine Rizza. Mais Madame la juge s’est abstenue de la charge et a retourné les documents au président du bureau, Nunzio Sarpietro. Ce dernier doit confier la tâche à un autre juge et il ne l’a pas encore fait.

Ciancio se dit innocent. « Je me présente, certainement bouleversé, devant la justice dans laquelle j’ai pleine confiance, attristé par ces allégations qui me sont adressées. Je suis indigné, parce que mon intégrité est mise en question, mon honnêteté, celle de ma famille et celle de mon journal. Bouleversé, triste, indigné et innocent. Et prêt à le prouver ». Voilà la première réaction de Mario Ciancio.

Le procureur général Giovanni Salvi a expliqué que « L’accusation contre Mario Ciancio est fondée sur la reconstruction d’une série d’événements qui commencent dans les années 70 et qui continuent jusqu’à ces dernières années. Il s’agit en particulier de la participation dans des entreprises où sont impliqués de gros intérêts liés à l’organisation de Cosa Nostra de Catane et de Palerme », en particulier à un centre commercial.

Le parquet a inclus dans le dossier des enquêtes menées avec les autorités suisse qui ont permis « d’acquérir la certitude », souligne Salvi, « de l’existence de plusieurs comptes bancaires. ». « En particulier, Ciancio a déposé 52.695.031 euros en Suisse. Ces sommes « n’avaient pas été déclarées – souligne le magistrat – à l’occasion des précédents boucliers fiscaux ».

PC-COT

Leggi in Italiano

Licenza Creative Commons I contenuti di questo sito, tranne ove espressamente indicato, sono distribuiti con Licenza Creative Commons Attribuzione 3.0

Lascia un commento

Il tuo indirizzo email non sarà pubblicato. I campi obbligatori sono contrassegnati *

CHIUDI
CLOSE