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Terrorisme. Menaces contre journalistes du quotidien « Il Tempo » à Rome

Dans une écoute téléphonique on parle d’eux : « Ce sont des infidèles, tôt ou tard, Allah va les punir et va les faire disparaître ». L’éditorial de Chiocci. Solidarité des députés

Il s’agit de journalistes qui ne croient pas en Allah, ce sont des infidèles, tôt ou tard, ils vont être punis « dans cette vie et dans l’autre ». Ces mots prononcés par une femme qui s’est convertie à la religion musulmane ont été enregistrés dans une écoute téléphonique. Les menaces sont adressées aux journalistes du quotidien romain Il Tempo. Ce n’est pas la première fois. Dans les deux dernières années, de nombreuses autres menaces ont été adressées au journal par écrit et par téléphone. Toutes ces intimidations sont imputables à des adhérant à l’intégralisme islamique qui vivent en Italie.

C’est le directeur du quotidien Gian Marco Chiocci qui a révélé la nouvelle des menaces dans son éditorial publié vendredi 3 juillet 2015. Le titre de l’article : « Plus ils nous menacent, plus nous avançons dans notre travail ».

De suite, il donne un aperçu des enquêtes et des scoops de son journal, dont beaucoup se réfèrent au « radicalisme musulman » présent en Italie. De même, il annonce qu’il continuera dans son travail sans écouter les appels à la prudence qui lui ont été adressés. Plus précisément, il se rapporte aux paroles menaçantes contenues dans une écoute téléphonique jointe à une récente ordonnance du tribunal.

Après la publication de l’éditorial, certains députés, entre autres : Mara Carfagna, Deborah Bergamini, Maurizio Gasparri et Lucio Malan (FI), Fabrizio Cicchitto (Ncd), Giuseppe Esposito (Ncd- UDC), Simone Valiante (Pd) – ont exprimé leur solidarité au directeur et aux journalistes.

« Nous n’avons pas peur et nous ne sommes pas irresponsables. Nous ne voulons pas de protection policière – écrit Chiocci – nous allons à la chasse de nouvelles. Nous approfondissons, nous trouvons et nous écrivons les nouvelles. Nous n’avons pas peur. Par exemple, dans le cas de Fatima (née Maria Giulia), qui entretenait des rapports avec I’État islamique, c’est mon journal qui l’a dévoilé, c’est nous qui avons raconté en premier l’histoire de sa conversion à la religion musulmane et sa dévotion au terroriste sanguinaire al-Bagdhadi. Dans les écoutes téléphoniques jointes à l’ordonnances d’avant-hier on entent Fatima gueuler contre nous car nous avons raconté son histoire, trois jours après le massacre de Charlie Hebdo. Dans l’écoute, elle nous dit que nous sommes des journalistes infidèles qu’Allah, tôt ou tard, va punir et faire disparaître « dans cette vie ou dans une autre ». Voilà la démonstration que nous avons marqué un point.

ASP-COT

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