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Protéger les journalistes. La leçon de William Horsley

L’expert habitant à Londres, affirme que les propositions d’Ossigeno rappellent les récentes résolutions de l’ONU et du Conseil de l’Europe et il illustre les documents auxquels ils se réfèrent

Pour être en conformité avec le devoir de protéger les journalistes, il ne suffit pas que les États eux-mêmes renoncent à violer le droit d’expression et d’information, a expliqué le journaliste de Londres William Horsley, expert et consultant de l’UNESCO et du Conseil de l’Europe, pendant la conférence internationale « Protéger les journalistes, connaître les vérités qui dérangent ». Celle-ci a eu lieu à Rome le 2 juillet 2015 organisée par Ossigeno per l’Informazione et le Centre pour la liberté de la presse à Leipzig (ECPMF) (Lire rapport). Afin de se conformer au droit international, a dit Horsley, les États doivent adapter leurs lois et leurs comportements. De plus ils doivent activement aider les journalistes qui subissent des menaces et des intimidations en raison de leur travail.

Pour défendre la liberté d’information et protéger les journalistes contre les attaques de ceux qui veulent leur empêcher de communiquer des informations d’intérêt public aux citoyens a ajouté le journaliste, les autorités de chaque pays doivent être engagés à mener activement toutes les activités jugées nécessaires pour assurer ce droit fondamental. Comment? De différente manières. Entre autres choses, a souligné Horsley, en mettant à jour les lois existantes, en créant des sections d’enquête, des magistrats spécialisés, des instruments appropriés pour protéger les journalistes qui sont menacés et des écoles de formation pour les gendarmes. Tout cela, a dit Horsley, est explicitement requis par les récentes résolutions de l’ONU et par des documents du Conseil de l’Europe.

Dans son intervention , publiée dans son intégralité par Ossigeno , William Horsley fait un aperçu actualisé de l’état de malaise de la liberté de l’information sous toutes les latitudes. De plus, il cerne la protection des journalistes dans le droit international, qui est toujours en évolution et maintenant, a-t-il souligné, exige que les États aient également des « obligations positives » pour faire appliquer effectivement les droits sociaux fondamentaux.

Expliquant le contenu des dernières résolutions des Nations Unies qui attendent d’être mises en œuvre (même en Italie) sur la protection des journalistes et les nouvelles initiatives du Conseil de l’Europe, William Horsley a souligné que ces initiatives ne sont pas encore décisives, mais elles vont finalement dans la bonne direction. Elles devraient être encouragées et soutenues, a-t-il dit, parce qu’elles ouvrent une nouvelle voie, positive, dans le traitement de cette question. Dans les prochains mois, il faudra prendre des décisions importantes.

« Le 30 avril 2014 – a dit William Horsley – le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe a publiquement appelé les États membres à adopter des mesures d’urgence. Avec la « Declaration on the protection of journalism and the safety of journalists and other media actors », le Comité a proposé d’examiner d’urgence les lois existantes afin de créer ou de maintenir la protection nécessaire pour que le journalisme soit libre et indépendant. Le texte : les ministres demandent aux États membres de se conformer aux obligations positives (c’est à dire ce qui pousse un État à se livrer à des activités nécessaires pour assurer la jouissance effective d’un droit fondamental. Il s’agit de diverses obligations plus exigeants que les obligations négatives de s’abstenir des violations des droits de l’homme, NDLR, voir) pour protéger les journalistes et autres professionnels des médias contre toute forme d’attaque, de mettre fin à l’impunité […] et invitent les États membres à revoir, au moins une fois tous les deux ans, la conformité de leurs lois aux obligations européennes ».

« Cette initiative ayant le potentiel de changer la façon d’aborder la question – a dit Horsley –, se rapporte à des réformes législatives et des mécanismes de protection proposées par Ossigeno et d’autres organisations de la société civile ».

Par cette leçon William Horsley a apporté une contribution importante à la conférence de Rome au débat sur la protection des journalistes. Ossigeno a ouvert ce débat depuis quelque temps en Italie et au niveau européen collabore maintenant avec le Centre pour la liberté de la presse de Leipzig (ECPMF). Les réflexions de Horsley aident à connaître, à encadrer et à interpréter des documents fondamentaux des plus hautes institutions internationales. Ceux-ci ne circulent pas en Italie ou dans d’autres pays. En Italie, les médias n’ont pas rapporté ces documents. Des initiatives pour les faire connaître n’ont pas été organisées non plus. Par conséquent, ces documents sont connus, seulement par quelques experts et ne touchent pas le débat politique. Entre autres choses, la leçon de William Horsley affirme que les requêtes formulées depuis des années par Ossigeno – d’adapter les lois italiennes et combler les lacunes évidentes dans la loi – ne sont pas farfelues, mais enracinées dans une analyse en profondeur et sont en pleine harmonie avec les récentes résolutions de l’ONU et avec les documents officiels du Conseil de l’Europe sur cette question. Ces documents ont été approuvés avec le consentement de l’Italie. Ils engagent le gouvernement et les parlementaires de Rome et de toutes les capitales européennes.

Merci à William Horsley. Ossigeno espère qu’il sera encore son invité en Italie pour explorer le sujet.

Lire le rapport

Regardez la vidéo en italien ou en anglais

ASP COT

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