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Latina. Chroniqueur du « Messaggero » avait été menacé de mort

Quatre jours après le massacre dans la rédaction Charlie Hebdo, un homme lui a dit : « T’as vu ce qui est arrivé en France ? ». Il avait rapporté une affaire judiciaire

Le journaliste Vittorio Buongiorno, rédacteur en chef à Latina (Latium) du quotidien « Il Messaggero » avait été menacé de mort le 11 janvier 2015, par l’entrepreneur Gianluca Tuma. Ce dernier avait été arrêté avec d’autres personnes le 12 octobre 2015 par la police judiciaire de Latina dans le cadre d’une enquête appelé « Don’t touch ». On a appris des menaces de mort adressées au journaliste Buongiorno seulement après l’arrestation de l’entrepreneur. L’Association de la presse romaine (syndicat, NDLR) et les journalistes de la ville de Latine ont exprimé leur solidarité et ont organisé une manifestation de soutien.

Le journaliste Buongiorno a dit qu’il avait rapporté certains doutes que les enquêteurs avaient sur l’homme arrêté dans un article publié le 9 avril 2014. Ensuite, un jour, neuf mois après la publication de l’article, à la fin d’une messe dans l’église de San Marco à Latina, l’entrepreneur Tuma l’avait approché en lui disant : « Tu as vu ce qui est arrivé en France quand on utilise mal son stylo ? ». C’était quatre jours après le massacre à la rédaction de Charlie Hebdo. Le journaliste a remarqué que le ton était menaçant et qu’il y avait une référence claire au journal satirique.

« Le même jour je suis allé dénoncer l’incident à la préfecture de police de la ville de Latina – a dit Buongiorno à Ossigeno –, mais à cette occasion la police m’a demandé de ne pas divulguer la nouvelle afin d’éviter de compromettre leur enquête ».

RDM COT

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