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Italie. Les nouvelles les plus dangereuses rapportées par Ossigeno. Janvier 2016

49 journalistes et blogueurs ont été victimes d’intimidations. Les attaques au secret professionnel et au journalisme d’investigation dans les procès contre la Mafia ont augmenté

Voici le rapport mensuel sur les intimidations publié par Ossigeno pour le Centre Européen sur la liberté de la Presse et des Médias de Leipzig (ECPMF), avec le soutien de l’Union Européenne

En Italie, le journalisme d’investigation fait l’objet d’attaques dans les tribunaux. En janvier 2016, Ossigeno per l’Informazione a attiré l’attention sur des dizaines de cas contre 49 journalistes et blogueurs.

L’attaque la plus spectaculaire a été réalisée à Rome, lors de l’audience contre des accusés d’association criminelle de genre mafieux. L’attaque a visé le journaliste Lirio Abbate, rédacteur de grand talent de l’hebdomadaire L’Espresso, qui avait enquêté sur « Mafia Capitale », la nouvelle organisation mafieuse qui a agi à Rome. Bruno Naso, l’avocat de l’un des principaux accusés, Massimo Carminati, a maintes fois offensé et insulté le journaliste, se moquant de lui et mutilant exprès son nom. Cela dans le but de le ridiculiser et de diminuer la crédibilité de ses articles qui avaient dévoilé l’existence de l’organisation criminelle même le pouvoir judiciaire. Ses articles avaient attiré l’attention du public. Ossigeno per l’Informazione, l’Ordre national des journalistes et le syndicat des journalistes ont signé un document conjoint qui définit comme intimidant et donc « inacceptable » le comportement de maître Naso. Le document qui a eu une large couverture médiatique appelle au respect et à la protection de Lirio Abbate qui a subi des menaces de mort à plusieurs reprises depuis 2007 et il vit maintenant protégé par des agents de la police. Les trois organisations ont adressé un appel public aux autorités afin que les salles d’audience ne soient pas transformées en des endroits où l’on puisse instrumentalement attaquer les journalistes qui ne sont pas à blâmer, mais qui on le mérite d’avoir bien fait leur travail.

CONFIDENTIALITÉ DES SOURCES – Il y a deux épisodes qui sont inquiétants pour ceux qui font du journalisme d’investigation. Il s’agit de deux graves attaques contre la confidentialité des sources des journalistes. Des mesures juridiques sans précédent ont été prises à l’égard de ce sujet. Celles-ci remettent en cause l’efficacité des lois qui affirment le droit des journalistes à ne pas révéler l’identité des sources. Le pouvoir judiciaire a contourné cette garantie fondamentale en demandant et en obtenant les informations dont il avait besoin directement à l’éditeur. C’est ainsi que ces violations ont suscité une vague de critiques contre les magistrats. Ossigeno partage ces critiques, mais il a aussi remarqué que le comportement des éditeurs n’a pas été correct. À ce sujet, le droit italien et l’ensemble de la jurisprudence européenne disent que l’éditeur, comme les journalistes, est tenu au respect de la confidentialité des sources. Voilà pourquoi ce qui est arrivé est très inquiétant. De plus, l’un des éditeurs qui a violé le secret professionnel est un sujet public c’est-à-dire RAI. L’autre éditeur impliqué dans la question est la chaîne nationale généraliste La7. Ces deux épisodes n’ont pas eu l’attention politique méritée dans les médias.

Le procureur de Rome a ordonné la saisie des originaux des vidéos de certaines entrevues où des agents de police disaient que les armes et les systèmes de protection anti-terrorisme fournis à la police italienne étaient gravement insuffisants. Dans les reportages diffusés à la télévision les visages des policiers avaient été floutés et leurs voix modifiées. Par contre, dans les vidéos saisies leurs visages étaient nets et leurs claires. Ces mesures concernaient le sujet de d’équipement défaillants des agents. Le journaliste Antonino Monteleone avait diffusé son reportage dans l’émission Piazza Pulita sur la chaîne La7, le journaliste Alessio Lasta avait diffusé son reportage dans l’émission Ballarò sur la chaîne publique RAI.

Il y a un autre cas qui concerne la confidentialité des sources : c’est celui du journaliste du quotidien Marco Lillo du Il Fatto Quotidiano. Le cas est tout de même différent par rapport aux précédents. La direction d’investigation contre la ‘mafia’ de la ville de Reggio Calabria a enquêté sur le journaliste suite à des accusations d’avoir utilisé des informations couvertes du secret d’État. Selon la direction anti-mafia, ces informations – concernant l’utilisation de fonds publics faite de manière irrégulière par le parti ‘Lega Nord’ – auraient été insérées dans certains articles. Lorsque la police a ordonné au journaliste de fournir des informations sur ses sources et de remettre les documents en sa possession, afin d’éviter une fouille, il aurait refusé opposant le secret professionnel.

2016 – Au cours du premier mois de 2016, Ossigeno per l’informazione a ajouté 49 noms à la liste des journalistes italiens et des blogueurs qui ont subi des menaces, des intimidations, des représailles et des abus en raison de leurs activités. Il s’agit d’une liste qui contient maintenant 2.722 noms. Par conséquent, la nouvelle année commence par d’anciens problèmes et peut-être sont-ils pire qu’avant. Le nombre d’épisodes (en 2015, il y a eu 528 cas d’intimidations) et leurs natures d’intimidation – souvent incontestées –produisent sur le monde de l’information et sur la vie sociale de terribles conséquences. Ossigeno continuera à signaler les incidents et les problèmes à résoudre. De même, notre observatoire a jugé opportun d’informer les lecteurs (Lire) qu’il y a un écart entre le nombre de violations signalées contre la liberté de la presse qui se produisent sans que les médias en parlent et les ressources que le Centre a pour les vérifier, les analyser et les diffuser. Cet écart se creuse. Cela soulève de sérieuses questions sur l’avenir de l’Observatoire.

HÉROS CIVIL – Pourtant, les signes encourageants ne manquent pas. Le président de la République Sergio Mattarella a choisi de remettre la plus haute distinction de l’Ordre du mérite de la République italienne aux journalistes Federica Angeli et Paolo Borrometi. Ces derniers ont été menacés à plusieurs reprises et vivent sous escorte policière. Cet honneur que les journalistes ont reçu s’inscrit dans la ligne politique déjà choisie par l’ancien président de la République M. Napolitano qui avait accordée une importance nouvelle à ce sujet. Il avait déjà reconnu le même honneur à un autre journaliste, Lirio Abbate. Reconnaître la qualité de héro civil aux journalistes qui ont risqué leur vie pour informer les citoyens sur les infiltrations de la mafia constitue un signal positif. Ces journalistes ont entrepris des actes dont inexplicablement les médias n’ont pas parlé.

Voici le récapitulatif habituel sur les épisodes les plus grossiers d’intimidation

Prison pour diffamation – En Italie, les journalistes continuent d’être condamné à la prison pour le crime de diffamation. Cela semble incroyable mais c’est vrai. Le dernier projet de loi qui prévoit l’abolition de cette peine est encore au Parlement depuis près de trois ans. Cependant, les journalistes continuent à être condamnés pour diffamation. La dernière condamnation est celle de Nicola Rinaudo, directeur et éditeur de la revue sicilienne Extra. Il a été condamné à un an de prison, trois cents euros d’amende et cinq mille euros de dommages-intérêts. Un ancien maire qui était devenu député de la région de la Sicile avait porté plainte contre lui. La peine de prison a été suspendue, mais cet concession est soumis au paiement des dommages-intérêts.

La résidence surveillée accordée au journaliste Francesco Gangemi, 81 ans, a été révoquée. Cangemi avait accumulé des peines de prison pour diffamation pour un total de près de trois ans. Désormais, il a été confié aux services sociaux.

Le 22 janvier, le procureur de la cour de Milan a demandé l’emprisonnement de Filippo Roma, envoyé de l’émission Le Iene diffusée sur la chaîne privée Italia Uno. Le journaliste avait été accusé de diffamation suite à un reportage remontant à 2013 où il remettait en cause l’authenticité de certaines entrevues de célébrités publiées par deux magazines des éditions d’Urbano Cairo.

UNE LETTRE CONTENANT UNE BALLE – À la veille de Noël, à Vibo Valentia, en Calabre, les journalistes Francesco Mobilio (Quotidiano del Sud) et Pietro Comito (LaC), ainsi que l’avocat Marco Talarico ont reçu une enveloppe. La lettre contenait une phrase intimidante ainsi qu’une balle et un article du Quotidiano del Sud. Les trois hommes s’étaient occupés de la démolition d’un bâtiment abandonné.

DES VOITURES INCENDIÉES – Dans la même région, à Lamezia Terme, dans la nuit du 5 au 6 janvier, quelqu’un a mis le feu à la voiture de Pasqualino Rettura, un autre journaliste du Quotidiano del Sud. Son directeur, Rocco Valenti, a expliqué dans un article que les enquêteurs croient qu’il s’agissait d’un acte d’intimidation contre le journaliste en raison de son travail d’investigation.

Une autre voiture a été endommagée le 17 janvier. Un pétard aurait endommagé l’auto de Stefania Petyx, envoyée du journal télévisé satirique Striscia la Notizia. Selon la journaliste, il pourrait s’agir d’une vengeance suite à un de ses reportages récents.

À l’intérieur et à l’extérieur des tribunaux

Les plaintes – Le maire di Sperlonga (Latina) a déposé huit plaintes contre les journalistes de Latina Editoriale Oggi Federico Domenichelli et deux contre sa consœur Graziella Di Mambro suite à des articles, publiés entre 2014 et 2015. Ils signalaient des constructions illégales dans la petite ville au bord de la mer au sud de Rome.

Le parquet de la ville de Bologne a accusé Giancarlo Padovan et Mario Giordano, l’un journaliste et l’autre directeur d’un journal télévisé national (Tg4). Les deux avaient été poursuivis en 2014 par l’arbitre de football Nicola Rizzoli suite à certaines opinions exprimées au son sujet.

Le quotidien Il Messaggero et la journaliste Adelina Lilli Mandara ont perdu un procès en diffamation intenté par le directeur de l’agence régionale pour l’Environnement des Abruzzes. Il a demandé que ce soit seulement la journaliste à payer une indemnité de 45 mille euros fixée par le Parquet de Chieti. Cela malgré le fait que – suite à un article remontant à de 2011 – même le directeur et l’éditeur du journal ont été reconnus coupables.

À Parme, deux journaux en ligne s’en sont sortis : Parma Today et Parma Quotidiano n’auront pas à supprimer des articles où ils avaient parlé des positions d’une association écologiste sur le risque de la pollution due au cogénérateur d’électricité d’une fabrique de charcuterie (Citterio). Celle-ci avait porté plainte aussi bien contre l’administrateur de l’association écologiste que contre les deux quotidiens.

Quelques kilomètres plus loin, à Bologne, les procureurs Antonella Scandellari et Antonello Gustapane ont retiré leurs plaintes en diffamation contre deux hommes politiques locaux et des journalistes du Corriere di Bologna. Ces derniers avaient rapporté les déclarations des deux hommes politiques sur une enquête judiciaire concernant le maire de la ville de Bologne, Virginio Merola.

Même le maire de Diano Marina (Imperia) Giacomo Chiappori a retiré sa plainte contre deux journalistes. Il s’agit de Gian Piero Moretti et Franco Bianchi, le directeur et le rédacteur de l’hebdomadaire Puntoimperia. En 2012, les deux journalistes avaient rapporté que le premier citoyen occupait illégalement un poste d’amarrage dans le port du pays.

Le tribunal civil de Reggio Calabria a été acquitté de diffamation par voie de presse Caterina Tripodi (Quotidiano del Sud). Le juge a rejeté la demande de dommages-intérêts de plus d’un million d’euros avancée par les plaignants (l’ancien président de la Cour d’appel de Reggio Calabria et l’administrateur unique d’une société). Ces derniers ont été condamnés à payer 15 mille euros de frais de justice.

Le Parquet de Velletri a classé la plainte du maire de Naples Luigi De Magistris contre deux journalistes de l’hebdomadaire L’Espresso, Claudio Pappaianni et Gianluca di Feo, auteurs en 2011 d’une enquête (« Boire Naples et mourir ») réalisée à partir de données produites par l’armée américaine sur l’état de santé de l’eau en Campanie. Selon le juge, les faits racontés sont vrais.

UN CLASSEMENT – « parce que le délit n’existe pas » – la plainte en diffamation contre le journaliste Alessandro Biancardi, directeur du site de nouvelles en ligne PrimaDaNoi a été classée. Le juge pour les enquêtes préliminaires de la Cour de Chieti (Abruzzes) a décidé de la classée car « le délit n’existe pas ». Les plaignants étaient le président d’un collège de liquidateurs d’une société par actions de la région des Abruzzes, l’administration de la province et la société Selex.

Des menaces, des insultes, des affronts

Pendant la fête du pays, la blogueuse Ilaria Preti a été attaquée par un homme le 5 janvier à Ossona, dans la province de Milan. Elle avait déjà reçu des menaces par téléphone. L’homme était en colère parce qu’elle avait rapporté des irrégularités dans les construction faites par une association dont il était le président.

En Emilie-Romagne deux journalistes sportifs, Gian Piero Travini et Stefano Severe, ont été insultés le 29 décembre sur Facebook par Giorgio Lugaresi, président du club de football Cesena Calcio. Celui-ci avait eu des ressentiments suite à certaines critiques. Le lendemain le président s’est excusé publiquement.

Le 9 janvier 2016, toujours sur Facebook, la journaliste Roberta Lanzolla a été insultée. Elle avait signalé sur le portail en linge santeramoweb.it les protestations de certains citoyens à l’annonce de la visite du leader du parti de la ‘Ligue du Nord’ Matteo Salvini à Santeramo in Colle (Bari). Les insultes proviennent du coordinateur local du parti politique.

Le 16 janvier le journaliste Luigi Abbate, conducteur d’une émission local à Taranto, a été accusé de partialité et donc éloigné d’une conférence de presse du Parti démocrate dans la province de la ville. Cette fois, le journaliste a réagi en faisant appel à la police.

Saverio Tommasi, blogueur qui vit à Florence est préoccupé. Il s’agit d’un collaborateur du journal en ligne Fanpage.it. Le 16 janvier, il avait été menacé sur Facebook. Des insultes et des menaces lui ont été adressées de manière directe sur plusieurs pages du réseau social.

Une association soutenant le non fondement scientifique de la stratégie mise en œuvre pour contenir l’urgence Xylella (il s’agit d’une propagation d’une bactérie qui affecte les oliviers dans les Pouilles) a décidé de boycotter les quotidiens Nuovo Quotidiano di Puglia et Gazzetta del Mezzogiorno. Les journalistes qui y travaillent ont été menacés sur Facebook.

Dix journalistes italiens ont été inscrits dans une listes faite par l’ambassade du Azerbaïdjan à Rome. La liste qui a été mise en ligne énumère les personnes qui n’auraient plus le droit d’entrer dans le pays, car elles sont ‘indésirables’. Dans la liste, il y a aussi des sculpteurs, des architectes et des employés de l’Académie des Beaux-Arts de Florence. L’ambassade a déclaré que ces gens étaient entrés de manière illégale dans la République de l’Azerbaïdjan.

Quatre sénateurs du Parti démocrate ont accusé le site Gay.it d’être des « escadrons » utilisant des méthodes fascistes. Le site avait publié des photos et des adresses électroniques d’hommes politiques qui s’étaient opposés à la possibilité pour les couples non mariés d’adopter les enfants de leur partenaire. En ce moment, ce sujet est au centre d’un débat public en Italie. Selon Ossigeno toutes les initiatives qui signalent aux électeurs l’attitude des parlementaires sur des questions abordées dans le débat politique et le travail parlementaire sont légitimes.

Le 25 janvier, le ‘Groupe des journalistes de la région Lombardie’ a protesté suite à l’expulsion des journalistes lors de l’audience du commissaire unique de l’Expo, Giuseppe Sala, du siège de la municipalité de Milan. Au cours de la session, en fait, les journalistes étaient assis devant la salle de la police locale.

Les nombres de janvier

En janvier 2016, Ossigeno per l’Informazione a rapporté plusieurs cas de menaces et d’intimidation. 49 personnes sont impliquées dont des journalistes, des blogueurs, des rédacteurs et des éditeurs. 24 personnes ont été visées dans les années précédentes, mais l’observatoire l’a découvert que maintenant. À présent, depuis 2006, le compteur d’Ossigeno compte 2722 noms. Selon les estimations de l’Observatoire, pour chaque intimidation connue et documentée au moins dix autres restent inconnues à Ossigeno. Cela aussi en raison du fait que les victimes n’ont pas la force de les rendre publics.

Les genres d’intimidations comprennent : l’agression, les insultes, les dommages, les incendies, les menaces sur les réseaux sociaux, les obstacles à l’information, la discrimination et l’exclusion arbitraire, les poursuites en diffamation réputées comme un obstacle spécieux à l’information et les abus de la loi.

Liens

CAPITAL MAFIA. PROTEST FOR OFFENCES BY CARMINATI DEFENDER AGAINST LIRIO ABBATE
These attacks are unacceptable, Ossigeno, FNSI and OdG comment in a joint document with which they appeal to the competent authorities

OSSIGENO FNSI ODG: JOURNALISTS ARE NOT TARGETS, RESPECT LIRIO ABBATE
A joint statement defines as unacceptable the attacks on the journalist during some public hearings for the Mafia trials in Rome

ABRUZZO. COMPENSATION REQUEST TO A REPORTER AND PUBLISHER. PROTESTS
It is an act of intimidation, the comments of the Order of Journalists and the Union of Journalists. Adelina Lilli Mandara responds to an article of 2011 on Il Messaggero

VIBO VALENTIA. LETTER WITH BULLET TO TWO JOURNALISTS AND A LAWYER
Threatened Francesco Mobilio (Quotidiano del Sud), Pietro Comito (LaC) and lawyer Marco Talarico. Investigations on the demolition of an abandoned building

CITTERIO LOSES CASE BUT ENVIRONMENTAL ACTIVIST SURRENDERS BEFORE JUDGEMENT
Two online newspapers from Parma resist and make it. Instead Giuliano Serioli leaves the trial, committing not to talk any more about the contested co-generator of S. Ilario

CALABRIA. GANGEMI LEAVES HOUSE ARREST. ASSIGNED TO SOCIAL SERVICES
The journalist, 81 years old, has accumulated prison sentences for libel for nearly three years. Carlo Parisi calls for mercy

WEB. PRESIDENT CESENA FOOTBALL CLUB FIRTS INSULTS TWO JOURNALISTS THEN FEELS SORRY
On Facebook, Giorgio Lugaresi defined Gian Piero Travini and Stefano Severi “as blood-suckers and poor-minded”. He then deleted the post. Order of Journalists of Emilia Romagna defends reporters

LAMEZIA TERME. BURNT DOWN CAR OF REPORTER OF THE QUOTIDIANO DEL SUD
Pasqualino Rettura says: “I continue with my work.” Solidarity from Order of Journalists, FNSI, the world of politics and the press

SPERLONGA. TEN COMPLAINTS FROM MAYOR TO TWO JOURNALISTS
The case of Federico Domenichelli and Graziella Di Mambro from the daily Latina Editorial Oggi for articles on unauthorized building sites

LEGA NORD FUNDS. INVESTIGATIONS ON AUTHOR OF JOURNALISTIC INQUIRY
Order to deliver documents to Marco Lillo of the daily Il Fatto Quotidiano, which published phone taps placed by the DIA of Reggio Calabria

WEB. PUGLIA. MATTEO SALVINI ARRIVES, ACTIVISTS INSULT A JOURNALIST
The victim was Roberta Lanzolla because she aired the opinion of those who criticized the visit of the leader of the Northern League in Santeramo in Colle (Bari). Solidarity from Order of Journalists

FOOTBALL. PM CALLS ON INDICTMENT FOR REPORTER AND CHIEF EDITOR TG4
Mario Giordano and the journalist Giancarlo Padovan were sued in 2014 by the referee Nicola Rizzoli following some opinions expressed about him on TV

ROME. AZERBAIJAN EMBASSY PUBLISHES BLACK LIST OF ITALIAN JOURNALISTS
There are ten. They can not set foot in Azerbaijan as persona non grata. Those singled out are those going to the Nagorno Karabakh or defends its autonomy

PROTESTS FOR SEIZURE OF FOOTAGE BY PIAZZAPULITA FROM BROADCASTER LA7
Bypassed professional secrecy. Canceled the precautions to protect the identity of police officer that denounces not adequate anti-terrorism equipment

BOLOGNA. TWO PUBLIC PROSECUTORS WITHDRAW COMPLAINTS AGAINST POLITICIANS AND JOURNALISTS
We did not want to offend, the sued say following statements on the Corriere di Bologna. The magistrates took note that they did not have such an intention

MAYOR OF NAPLES LAWSUIT TO THE ARCHIVES. IT CLAIMED ONE BILLION EURO FROM L’ESPRESSO
Luigi De Magistris had sued the journalists Claudio Pappaianni and Gianluca di Feo for the investigation into the health of waters, realized with the data from the US Navy

TARANTO. “YOU ARE BIASED”. JOURNALIST EXPELLED FROM DEMOCRATIC PARTY PRESS CONFERENCE
Luigi Abbate called the police and announces formal complaint. Order of Journalists of Puglia and Trade Union express solidarity

OSSONA (MILAN). BLOGGER ASSAULTED BY FORMER PRESIDENT PRO LOCO
Ilaria Preti denounced the aggression and telephone threats she has been receiving for three weeks, since she had published an article on cronacaossona.it

GAY.IT ACCUSED OF BLACKLIST OF THOSE OPPOSED TO STEPCHILD ADOPTION
Allegations of “squadrism” against the website which also invited to write on these MPs public profiles, having already published their addresses

PALERMO. DAMAGED CAR OF STEFANIA PETYX, REPORTER OF “STRISCIA LA NOTIZIA”
A firecracker exploded under the car parked in the street near her house. She says there are no surveillance cameras

YET MORE JAIL FOR LIBEL. JOURNALIST SENTENCED TO ONE YEAR
The Court of Trapani commutes the suspension of the sentence to the payment of 5 thousand euro in compensation. Ossigeno asks: wasn’t it supposed to be abolished three years ago?

MATTARELLA APPOINTS KNIGHTS FEDERICA ANGELI AND PAOLO BORROMETI
Both live under police protection. Ossigeno thanks the Head of State for his sensitivity on the issue of protecting threatened journalists

WEB. WORRIED BY INSULTS ON FB, BLOGGER SAVERIO TOMMASI SAYS
Created on Facebook a false event that invited you to “dress up as a refugee and go under Tommasi’s home.” Twelve hundred signatures in less than 24 hours

XYLELLA EMERGENCY. THREE JOURNALISTS THREATENED IN SALENTO
They wrote news articles on the drying of the olive trees. Singled out becuase of their pictures and offensive statements on social networks. Solidarity and protests

IN TEN YEARS OSSIGENO HAS COME A LONG WAY. NOW IT FACES A FEW PROBLEMS
The Observatory is more visible and incisive. But there is a gap between the high number of threats to follow and the few and uncertain resources available

PUBLIC PROSECUTOR SEIZES BALLARÒ FOOTAGE FROM RAI: JUST LIKE PIAZZAPULITA
Also in this case the judges have not turned to reporters but to the publisher. In the video, a police officer is made unrecognizable

SECRET ON CONFIDENTIAL SOURCES. EUROPE DICTATES : PUBLISHERS ARE ALSO REQUIRED
It is enshrined by Article 10 of the European Convention on Human Rights and the rulings of the Strasbourg Court. To Ballarò a case similar to that of La7

REGGIO CALABRIA. REJECTED REQUEST FOR MILLIONS TO JOURNALIST FROM THE QUOTIDIANO DEL SUD
For the Court of Reggio Calabria, Caterina Tripodi has respected the right to report facts. Condemned a judge and a businessman to pay about 15.000 euro of expenses

MEDALS TO BORROMETI AND ANGELI. APPROVAL OF MATTARELLA’S CHOICE
The President of the National Order of Journalists, the President and the Secretary of the FNSI thank the Head of State. “Proud” for the honor also the friars of Assisi

DIANO MARINA. AFTER 4 YEARS THE MAYOR DROPS CHARGES AGAINST TWO JOURNALISTS
At the hearing on 15 October 2015 a court document showed what was written by PuntoImperia. Also withdrawn charges against the president of the port authority

ANCONA. MAYOR ATTACKS LOCAL PRESS: IT’S LOW QUALITY
The mayor, Valeria Mancinelli, has offended the local reporters during a public meeting. The video on Facebook. Firm reaction by the ODG President of the Marche region

DEFAMATION. PM ASKS FOR 4 MONTHS IMPRISONMENT FOR FILIPPO ROMA (LE IENE)
The correspondent is being sued by the Cairo publishing house for having said, in three TV reports back in 2013, that some interviews published on magazines of the publishing group were invented

ABRUZZO. TWO YEARS TO ARCHIVE UNFOUNDED LAWSUIT AGAINST PRIMADANOI
For the magistrate there is “lack of evidence”. The journalist Biancardi was accused of defamation for having reported public statements by the Regionial Governor

MILAN. HEARING OF EXPO COMMISSIONER. LOCAL POLICE KEEPS REPORTERS AWAY
Ossigeno: just like in authoritarian countries. The Lombard Reporters Group : “serious and worrying gesture”. Giuseppe Sala was awaited by journalists at Palazzo Marino

MF ASP COT

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