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Italie. Les nouvelles les plus dangereuses rapportées par Ossigeno. Février 2016

La peine d’emprisonnement pour les journalistes existe toujours et elle est appliquée. L’affaire Cipriani. Pendant le mois de février, 27 cas d’intimidations contre 33 opérateurs des médias

Voici le rapport mensuel sur les intimidations publié par Ossigeno pour le Centre Européen sur la liberté de la Presse et des Médias de Leipzig (ECPMF), avec le soutien de l’Union européenne

En Italie, il est possible qu’un chroniqueur accusé de diffamation puisse être privé de sa liberté personnelle et être mis aux arrêts. Il ne s’agit pas d’une situation irréelle, d’une possibilité lointaine, mais d’un fait grave qui est arrivé à plusieurs reprises et qui se répète de nos jours. Malgré cela, une loi proposant d’abolir la peine de prison pour les journalistes est en cours d’approbation. Mais rien ne bouge. De plus, les deux derniers présidents de la République ont recommandé de ne pas excéder dans ce sens et ont lancé plusieurs appels. En outre, face aux protestations internationales, ils ont accordé une commutation de peine aux journalistes soumis à ces mesures restrictives.

En février 2016, les cas confirment que la prison est une punition prévue et appliquée. De même chacun sait que tout cela a un effet dissuasif sur le monde entier de l’information, car souvent les journalistes se censurent pour éviter ce risque.

L’affaire Cipriani le confirme. En janvier 2016, le journaliste Antonio Cipriani a commué vingt-deux jours de détention par une peine de substitution : le recours aux services sociaux. Cette affaire met au grand jour un autre aspect aberrant de la loi sur la diffamation et celui-ci avait déjà été signalé. Aucune solution a été trouvé : le manque de responsabilité juridique de l’éditeur après la cessation des activités suite à une faillite. Dans ce cas l’entière responsabilité et les coûts de défense retombe sur l’auteur de l’article en question et sur le directeur responsable.

Antonio Cipriani, ancien directeur responsable, était devenu orphelin de son éditeur. Il avait dépensé tout son argent pour faire face à de nombreux procès. Quand il avait été condamné en première instance, en dépit du fait qu’il était innocent, il ne savait pas comment faire et ne présenta pas d’appel, rendant ainsi la condamnation définitive. Par contre, l’auteur de l’article, condamné lui aussi, a fait appel. Ensuite, La Cour d’appel a annulé la sentence. Par conséquent, celle-ci a été également annulée pour Cipriani.

En février 2016, encore une histoire confirme une autre barbarie de la législation italienne : la longueur interminable des procès. Le fait qu’un procès en diffamation puisse durer plus d’une décennie avantage celui qui fait usage instrumental de ce genre de délit à des fins intimidantes.

Une autre affaire confirme cet aspect. Il s’agit du procès où l’ancien directeur du journal Libero, Alessandro Sallusti, et le journaliste Giuseppe Rinaldi, ont été accusés suite à un article publié en 2004. Les deux journalistes ont été jugés trois fois. Après la condamnation en première instance, la Cour d’appel les a acquittés. Mais la partie civile (non pas le procureur général, c’est-à-dire le titulaire des poursuites) a fait appel à la Cour suprême. La Cour suprême – n’existant pas l’action pénale de l’histoire, mais seulement celle civile – a donné suite à la demande de la partie civile renvoyant le dossier au tribunal civil. Celui-ci devra donc décider les dommages que le requérant aurait subis. Il faudra des années pour définir cette autre procédure. Cette affaire rappelle un autre cas qui a pris fin vingt et un ans après la publication de l’article contesté (avec une condamnation).

Comment faut-il juger cette situation ? « En Italie, le manque de sécurité pour les journalistes, l’impunité pour les crimes commis contre eux et la pression politique sur les médias sont un problème de longue date » a répondu Nils Muiznieks, commissaire des droits humains du Conseil d’Europe, suite aux insultes adressées au journaliste Lirio Abbate et à la saisie d’une vidéo diffusée par l’émission Piazza Pulita sur la chaîne La7. Les autorités voulaient s’emparer la vidéo intégrale de Piazza Pulita pour identifier les policiers qui avaient été interrogés durant l’émission. En fait, dans le reportage passé à la télé les visages des policiers avaient été floutés et leurs voix modifiées. « Ces cas – a dit le commissaire Muiznieks – représentent des exemples emblématiques de la vulnérabilité structurelle inquiétante face à laquelle les médias italien doivent faire face ». « Le fait que l’État reste en silence devant des cas comme celui-ci – a-t-il ajouté – augmente les difficultés que les journalistes rencontrent chaque jour dans leur travail. Cela a une importance essentielle ». Muiznieks a également affirmé que « fournir une escorte aux journalistes menacés est juste, mais ce n’est pas assez ».

En février, il n’y a pas eu un seul jour où Ossigeno n’ait pas enregistré de nouvelles violations de la liberté commises à travers des menaces et des intimidations contre des journalistes. Il y a vingt-sept épisodes signalés et documentés par l’Observatoire. Avec l’ajout de ces derniers épisodes, le compteur a atteint 2763 cas. Voici le nombre de journalistes dont Ossigeno a documenté les menaces et les intimidations depuis 2006 (90 depuis 2016).

Ce nombre est impressionnant, même pour ceux qui vivent en Italie, en dépit du fait que la perception du phénomène est encore vague. Ce qui est encore plus désolant est le fait de constater comment certains types de menaces continuent à se répéter à un rythme régulier. Il n’y a pas de signes de ralentissement, car jusqu’ici rien n’a été fait pour endiguer ce phénomène. Les plaintes en diffamation contre les journalistes et les directeurs de journaux continuent et parfois ces derniers sont condamnés même à la peine de prison. Les agressions, les menaces, les discriminations, les abus évidents restent largement incontestés et impunis.

Les victimes les plus sont des journalistes locaux ou des correspondants et des pigistes travaillant dans la province et n’appartiennent pas à des grands journaux.

Ensuite, il y a plusieurs coutumes qui se propagent : empêcher aux journalistes indésirables de participer à des événements publics ; éloigner les journalistes des réunions auxquelles ils auraient le droit d’assister ; les frapper avec des attaques, des insultes, des agressions et enfin se moquer d’eux à travers des commentaires dérisoires ou dénigrants. Dans certains domaines, comme par exemple le football – même professionnel – cela se produit à un rythme trop rapide, ce qui veut dire que les professionnels des médias ne sont pas protégés.

Les cas

En 2014, Ossigeno s’était déjà occupé d’Antonio Cipriani, lorsque le journaliste avait été condamné à cinq mois de prison pour les délits suivants : complicité en diffamation et omission de contrôle. La faute avait été celle de ne pas avoir vérifié un article publié en 2007 dans le quotidien Il Giornale di Sardegna. À l’époque, il n’avait pas fait appel contre le jugement car il avait épuisé toutes ses économies. Heureusement pour lui, Enrico Fresu, l’auteur de l’article en question, avait fait appel et avait été acquitté. À ce moment-là, la peine de Cipriani avait été suspendue.

Heureusement, il y a aussi quelques nouvelles réconfortantes, c’est-à-dire quelques procès contre les travailleurs des médias qui se sont conclu de manière positive.

Voici d’abord les cas de classements :

Davide Vecchi du Il Fatto Quotidiano avait été poursuivi pour diffamation par Matteo Salvini, chef de file du parti de la Ligue du Nord. Ce dernier s’était vexé suite à un article très critique contre lui.

À Naples, deux journalistes de Retenews 24 avaient été poursuivis par un entrepreneur bien connu, Antonio Polese. Ils avaient écrit un article où ils relataient un lien entre un hôtel de propriété de M. Polese et la Camorra.

À Patti, dans la province de Messina, un journaliste et les directeurs de deux portails d’information, avaient été poursuivis par Madame le maire de Sinagra Enza Maccora, par son mari et par son père. C’était arrivé à la suite de deux articles qui se sont révélés faux et qui avaient été insérés sous ‘Sinagra’ dans l’encyclopédie en ligne Wikipedia.

Le directeur du site d’information Terni Oggi, Fabio Gobbi, avait été poursuivi par le président d’une coopérative pour avoir relaté une querelle sur Facebook.

Enfin, il y a six ans, Antonello Caporale, journaliste du Il Fatto Quotidiano, avait été poursuivi par les administrations des régions de Reggio Calabria et de Messine car il avait appelé les deux villes « Cloaque ».

Une autre nouvelle réconfortante est la décision du juge des audiences avant procès de Rome de renvoyer au jugement un ancien avocat qui avait poursuivi pour diffamation le portail d’information Blitzquotidiano. Le juge avait autorisé une action de réparation de l’accusé contre le plaignant.

De même, d’autres juges ont demandé de renvoyer au jugement le maire de Vérone, Flavio Tosi, pour calomnie et diffamation contre Sigfrido Ranucci, un journaliste de l’émission d’enquête Report diffusé sur la chaîne RaiTre. Selon le juge des enquêtes préliminaires, le maire était de mauvaise foi quand il avait poursuivi pour diffamation le journaliste qui était en train d’enquêter à l’époque sur l’administration municipale. Les juges ont estimé qu’il s’agissait d’une plainte inadmissible et spécieuse, comme Ossigeno l’avait déclaré. Par la même ordonnance, sept autres procédures pour diffamation découlant de plaintes du maire et d’autres personnes impliquées dans la même enquête ont été classées. L’imputation pour calomnie a également été demandée pour l’ancien membre de la Ligue du Nord (ancien Parti de Tosi), Sergio Borsato.

Le journaliste Claudio Taverna, directeur de Trentinolibero.it, avait été poursuivi pour 60 mille euros par les dirigeants d’une société de transport de la province de Trento. Il a été également acquitté dans le procès d’appel. Les plaignants avaient considéré diffamatoire des préoccupations exprimées par le journaliste sur la technologie de l’hydrogène adoptée par la société.

L’un des auteurs du livre Il Casalese, Massimiliano Amato, a été acquitté. Il avait raconté dans son livre-enquête l’histoire de l’ancien sous-secrétaire au ministère de l’Economie Nicola Cosentino, emprisonné suite à des accusations de rapports avec le crime organisé. Amato avait été poursuivi par l’un des frères de Cosentino. En 2012, un autre frère avait demandé la destruction des exemplaires du livre et des dommages pour 1,2 millions d’euros. Le 29 mai 2015, le tribunal de Naples a acquitté les auteurs et l’éditeur du livre.

Il y a eu de nombreuses attaques : le 27 janvier à Brindisi, dans les Pouilles, le journaliste Gianluca Greco collaborateur de Brindisi Report a été attaqué pendant qu’il relatait une opération de police contre un jeune homme. Il a été insulté et giflé par le père du jeune qui lui a également pris le téléphone portable pendant quelques heures.

Une autre histoire semblable est celle de Gabriele Mancini, correspondant de Latina Oggi. Il a été suivi par deux hommes et battu par l’un d’eux (qui a également détruit la l’appareil photo du journaliste). Mancini était en train de faire un reportage sur certaines décharges illégales.

Le journaliste de Le Cronache del Salento, Carmine Benincasa a été attaqué (cela était déjà arrivé en 2014) : en marchant dans sa ville, Cava de ‘Tirreni (Salerno), un homme l’a frappé, le giflant et lui donnant un coup de pied. Des enquêtes du journaliste sur le trafic de stupéfiants dans la région pourraient en être la cause.

Le pigiste Andrea Avato a été attaqué par l’athlète de l’équipe adversaire, Simone De Martino et par son père (qui est aussi président adjoint du club de football). C’est arrivé à la fin du match Arezzo-Pise. Un article sur les perspectives d’avenir de l’équipe toscane, publiée sur le portail Amarantomagazine.it, aurait suscité la violente réaction.

Le maire de Venise, Luigi Brugnaro, a attaqué verbalement le directeur de la station radio Vittorio Zucconi (qui a appelé quelques déclarations du maire « grotesque ») et le directeur Edoardo Buffoni. C’est arrivé lors d’un appel téléphonique avec le programme radio Tg Zero diffusé par Radio Capital. Les journalistes ont interrompu l’émission.

Dans la province de Brindisi, à Francavilla Fontana, une lettre anonyme a été trouvée le 2 février sous la porte de la rédaction de la chaîne de télévision locale Canal 85. En particulier, un opérateur de la télé a été visé. Les enquêteurs sont aux travaillent pour en connaître les raisons.

À Cariati, dans la province de Cosenza, Cataldo Formaro, directeur de Cariatinet.it, portail d’information de la ville, a reçu une lettre d’intimidation contenant des expressions diffamatoires.

Lors de Striscia la Notizia, émission satirique de nouvelles diffusé par Canale Cinque, quelqu’un lui a adressé la phrase suivante à un envoyé : « Va-t’en, si non je te tu. Va-t’en si non je te tire dessus ». Il s’agissait d’un homme qui ramassait des dons en argent pour une œuvre de charité et que l’envoyé venait d’interviewer avec une caméra cachée documentant que les fonds seraient effectivement utilisés à d’autres fins.

À Pérouse, lors de la diffusion du match de football entre Villabiagio et Trestina, le journaliste Nicola Agostini a été attaqué par les supporteurs de l’équipe d’accueil : « Ici, on te veux plus ». Voilà la phrase qu’on lui a criée en l’obligeant à interrompre ses commentaires et le forçant à ce retirer dans la salle de presse.

En janvier, à Bari, Leonardo Palmisano, écrivain et professeur de sociologie à l’Université de la ville, et l’activiste Yvan Sagnet ont reçu des menaces et des intimidations suite à la publication d’un livre, Ghetto Italia. Ils racontaient le phénomène du recrutement illicite de main-d’œuvre et les conditions de vie auxquelles les travailleurs agricoles étrangers employés dans les campagnes italienne sont forcés de travailler. Les deux ont rapporté les faits aux procureurs anti-mafia de la ville Bari.

À Vittoria (Ragusa), le repris de justice Giuseppe Cammalleri a été dénoncé par la police suites à de graves menaces, pour diffamation et pour des insultes. Du 31 décembre 2015 à 26 janvier 2016, l’homme a envoyé une série de messages de menaces au site dirigé par le journaliste Paul Borrometi qui est contraint de vivre depuis deux ans sous protection policière. En outre, le 12 février Gionbattista Ventura a été arrêté. Ce dernier avait été également auteur de menaces de mort contre le journaliste Borrometi (il avait écrit : « Je te couperais la tête même à l’intérieur du Commissariat de Vittoria. Des maintenant je serai ton cauchemar»).

De plus, il y a eu de nombreux actes de délégitimation professionnelle de la part de fonctionnaires publics.

Piombino – « Je suis chez moi, c’est moi qui décide qui peut entrer. Vous devez partir, autrement j’appelle la sécurité. Vous n’êtes pas le bienvenu ». Voilà les paroles prononcées par Walter Delfino, préfet adjoint de la police de Piombino (Livorno). Ce dernier a empêché à un journaliste du quotidien Il Tirreno, Cristiano Lozito, de participer à une conférence de presse au poste de police.

Bisceglie – Francesco Spina, maire de Bisceglie (Bari), a porté plainte contre Luca Bertazzoni pour perturbation du service public. Le journaliste de l’émission Piazzapulita, diffusée sur la chaîne La7 était allé dans la ville pour effectuer un reportage sur les centaines de demandes d’adhésion au Parti démocrate par des membres de certains partis du centre droite, y compris le premier citoyen.

Desio – La section du parti Forza Italia de Desio (Milan) a accusé une chroniqueuse et le directeur du journal Il Cittadino di Monza e di Brianza. Dans un courriel adressé à la journaliste, certains membres du parti imputaient la responsabilité des démissions du coordinateur adjoint Christian Marrone à la presse locale. De plus, le courriel contenait des menaces de poursuites si le journal avait encore parlé des procédures judiciaires précédentes concernant des membres appartenant au parti Forza Italia.

Les nombres de février

En février 2016, Ossigeno per l’Informazione a signalé 27 cas de menaces et d’intimidation contre 33 journalistes, directeurs, blogueurs et chercheurs universitaires. Depuis 2006, le compteur d’Ossigeno compte 2763 cas. Selon les estimations de l’Observatoire pour chaque intimidation qui est connue et documentée, au moins dix autres restent inconnues, même à Ossigeno. Cela parce que les victimes n’ont pas la force de les rendre publiques.

Voici les genres d’intimidation : des agressions, des insultes, des attaques de pirates informatiques, des menaces personnelles, des appels téléphoniques et des lettres menaçants, des menaces sur les réseaux sociaux, des incriminations pour publication arbitraire de documents judiciaires, des procès en diffamation jugés spécieux, des mises en comparution pour intenter une action en dommages-intérêts considérés comme instrumentale, des discriminations et des exclusions arbitraires, des abus du droit, des mise en demeure (avertissements), des barrières à l’information.

Liens

HUMAN RIGHTS COMMISSIONER ON LIRIO ABBATE: ITALIAN MEDIA ARE VULNERABLE

“The silence of the State exacerbates the difficulties of journalists”. Concern also for the seizure of the movie from Piazzapulita La7 – Interview by ANSA

BRINDISI. MAN SEIZES PHONE FROM REPORTER AND SLAPS HIM IN THE FACE

Gianluca Greco of BrindisiReport was taking pictures in the street during a police operation. He believed there was a robbery. Slapped by the father of the boy photographed

DEFAMATION. LAWSUIT AGAINST JOURNALIST BY MATTEO SALVINI TO THE ARCHIVES

The League leader had sued Davide Vecchi of Il Fatto Quotidiano for an article published in 2014 in which he criticized his political work

RADIO CAPITAL. JOURNALISTS INSULTED FROM MAYOR OF VENICE

The first citizen, Luigi Brugnaro, on the phone with TG Zero got nervous during the interview relative to his participation to the Family Day in Rome

PIOMBINO. VICE-CHIEF OF POICE EXCLUDES JOURNALIST FROM PRESS CONFERENCE

“This is my home and I decide who gets in”, he apparently told him alleging that he published some undisclosed information on the issue of the meeting at hand

BRINDISI. THREAT LETTER TO LOCAL TELEVISION OF FRANCAVILLA FONTANA

In the message found under the door of the newsroom of Canale 85, an invitation to “be careful” and the direct reference to an operator

ABRUZZO. BLOGGER AND JOURNALIST SENTENCED FOR PUBLICATION OF COURT DOCUMENTS

They told of the story of the complaint of a local police woman against her commander for alleged harassment. Solidarity from Order and Union

DEFAMATION. ACQUITTED ONE OF THE AUTHORS OF THE BOOK “IL CASALESE”

It is the journalist Massimiliano Amato. In the book on the history of the former undersecretary Nicola Cosentino, he had confused the brother of the politician with a nephew by the same name

REGGIO CALABRIA. HACKERS ATTACK ONLINE NEWSPAPER AND ERASE IT

The news portal immezcla.it deals with immigration in the Mediterranean. The chief editor, Paola Suraci, will press charges to the Postal Police

PISA. REPORTER ATTACKED IN PRESS ROOM FROM THE AREZZO FOOTBALL PLAYER

It happened to the freelance Andrea Avato, who announced the incident on Amarantomagazine.it. Solidarity from USSI, AST, and the Councilor for Sports Lucia Tanti

CALABRIA. THREAT LETTER TO CARIATI BLOGGER

“These are slanderous phrases with both personal and professional references” Cataldo Formaro said in reporting the incident to the Police

VERONA. CHARGED FOR LIBEL THE MAYOR THAT SUED RANUCCI (REPORT)

Flavio Tosi has to answer also for defamation against the journalist. It was decided by the examining magistrate who has found bad faith in the complaint

DEFAMATION. LAWYER COMPLAINS OF BLITZ AND JUDGE SENDS PLAINTIFF TO TRIAL

The former lawyer Simone Fazzari had lodged a complaint against the news portal for an article from 2012. Case similar to that of Report

STRISCIA LA NOTIZIA. VALERIO STAFFELLI THREATENED IN MILAN

The reporter had secretly interviewed a fake volunteer who collected money. When he told him, the man attacked him. The police intervened

TRENT. JOURNALIST ACQUITTED ALSO ON APPEAL FROM DEFAMATION

The Chief Editor of Trentinolibero.it, Claudio Taverna, had been sued for 60,000 Euros by the management of the provincial transportation company

PUGLIA. MAYOR FILES CHARGES AGAINST REPORTER FOR DISTURBING A PUBLIC SERVICE

In Bisceglie, Luca Bertazzoni (La7) was shooting a report for Piazzapulita. After the airing of the program, also a councilor has threatened lawsuits

PERUGIA. JOURNALIST VERBALLY ATTACKED DURING TV COMMENTARY

“Don’t come here anymore”, fans shouted to Nicola Agostini, while the reporter was covering the match between Villabiagio and Trestina. Condemnation from USSI and the Umbrian union

REPORT ON ILLEGAL LABOUR PRACTICES. TWO AUTHORS THREATENED

They are Leonardo Palmisano and Yvan Sagnet who in January 2016 have received anonymous phone calls and have been tailed. On the affair, comments by SEL and M5S

MILAN. POLITICIAN STEPS DOWN, FI BLAMES REPORTERS

The party warned the reporter and the chief editor of Il Cittadino di Monza e Brianza of returning on the subject and promised lawsuits. UNCI intervenes

DEFAMATION. CHIEF EDITOR SPENDS 22 DAYS OF SOCIAL SERVICES THEN IS ACQUITTED

The journalist Antonio Cipriani had been sentenced to five months imprisonment for omitted control. After the acquittal of the author of the article, his sentence was canceled

DEFAMATION. AFTER SIX YEARS SINCE COMPLAINT, JOURNALIST ACQUITTED

Antonello Caporale was sued by the administrations of Reggio Calabria and Messina for having called “sewers” the two cities. In Sicily, the process had been filed

DEFAMATION. LAWSUIT TO THE ARCHIVES AGAINST DIRECTOR TERNI OGGI

Fabio Gobbi had been sued by Sandro Corsi, president of a cooperative, for having reported in an article a controversy which took place on Facebook

CORRESPONDENT OF LATINA OGGI ATTACKED

The journalist was doing a report on illegal dumping when he was beaten up by a man who destroyed his camera

DEFAMATION. INDICTMENT REQUEST AGAINST REPORTER OF IL ROMA

Pierluigi Frattasi was sued by the Mayor of Naples, Luigi De Magistris for having reported the statements of a politician in an article of 2014

CAVA DE’ TIRRENI. BEATEN UP JOURNALIST OF CRONACHE DEL SALERNITANO

Carmine Benincasa was attacked by a young man on February 21, 2016 while walking through the city. The incident has been reported to the Police

REPORTED BY POLICE MAN WHO HAS BEEN THREATENING BORROMETI VIA WEB

Giuseppe Cammalleri, who already has a lengthy criminal record, has sent between 31 December 2015 and 26 January 2016 a series of messages directed to the reporter’s website

DEFAMATION. POLITICIAN’S LAWSUIT AGAINST THREE REPORTERS SENT TO THE ARCHIVES

It was established by the Judge for the Preliminary Investigation of the Court of Patti (in the province of Messina). The Chief Editor and a journalist of Quadrifoglionews.it, as well as the chief editor of Scomunicando.it are involved

NAPLES. BOSS OF CEREMONIES FILES LAWSUIT AGAINST POLITICIANS AND JOURNALISTS. JUDGE SENDS IT TO THE ARCHIVES

Antonio Polese, owner of La Sonrisa, had responded to a parliamentary inquiry that saw his large hotel close to the Camorra

MF ASP COT

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