O2 en français

Liberté de la presse. Ossigeno: les classements internationaux sont inexacts

Chaque année, plusieurs classements concernant la liberté de la presse sont publiés. Au premier rang, se placent toujours les mêmes pays européens. Ces dernières années, dans un classement de 180 pays, l’Italie a sensiblement reculé. Ces classements sont inexacts. Ils ne se fondent sur aucune méthode scientifique. Ils prétendent analyser l’état de santé de la liberté de la presse, mais ils n’utilisent pas la même méthode pour le certifier. Grâce à Ossigeno l’Italie a sa propre méthode de surveillance des menaces contre la liberté de la presse, tandis que dans les autres pays aucune méthode de surveillance n’a été mise en place. Avant de faire des classements, il faudrait d’abord trouver une même méthode de surveillance des menaces. Voilà les paroles du directeur d’Ossigeno Alberto Spampinato, lors de la conférence internationale à l’université Complutense de Madrid au sujet : « Italie et Espagne. Liberté et censure. Un grand silence ».

« Pourquoi indiquer l’Italie comme le mouton noir ? L’Italie a donné l’exemple, elle s’est faite examiner, elle a montré son mal. Maintenant, pourquoi taire sur la pudeur utilisée par d’autres pays afin de masquer leurs malaises ? Tous les ans, dans chaque pays d’Europe, des milliers de journalistes et blogueurs – a ajouté M. Spampinato – sont la cible de menaces, d’intimidations, de représailles et d’abus suite à leurs travaux d’enquête. Il s’agit d’un problème grave aussi bien pour la sécurité des personnes visées que pour les citoyens. En fait, en limitant la liberté de la presse, on limite aussi le droit des citoyens à être informés. C’est inquiétant, mais personne n’aborde ce problème ».

« Si dans un si grand silence l’Italie fait exception, c’est grâce à un observatoire indépendant ‘Ossigeno per l’Informazione’. Depuis dix ans, ce dernier rapporte continuellement les épisodes de menaces et d’abus. L’Observatoire indique aussi les causes et les détails de ces cas de menaces. À présent, Ossigeno a énumeré 3158 cas de menaces. Il s’agit seulement de la partie visible de l’Iceberg. Apparemment, dans les autres pays européens, la liberté de la presse ne serait pas menacée. La vérité est que dans les autres pays personne ne met en œuvre une vraie méthode de surveillance. Il y a dix ans, il paraissait qu’en Italie aucune violation contre la liberté de la presse soit effectuée. En suite, Ossigeno a commencé son travail et le panorama a changé. Avec toute probabilité, la situation des autres pays serait différente si une sévère surveillance était utilisée », a conclu M. Spampinato.

Leer en Español

Read in English

Leggi in Italiano

Licenza Creative Commons I contenuti di questo sito, tranne ove espressamente indicato, sono distribuiti con Licenza Creative Commons Attribuzione 3.0

Lascia un commento

Il tuo indirizzo email non sarà pubblicato. I campi obbligatori sono contrassegnati *